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La Principauté
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Qualification : Leclerc ronge son frein

7/6/2026

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Crédit photo : ACM/Perez Alonso

Toujours tracassé par ses problèmes de freins, Charles Leclerc a dû se contenter de la quatrième place des qualifications du Grand Prix de Monaco. Parti à la faute lors de son ultime tentative chronométrée en Q3, le Monégasque s’attend à un dimanche de course compliqué dans les rues de la Principauté.

Le vendredi, il avait fait illusion. Homme le plus rapide des libres 1 puis classé deuxième juste derrière son coéquipier Lewis Hamilton en FP2, Charles Leclerc avait entretenu l’espoir d’un possible exploit sur ses terres. Encore deuxième samedi midi lors de l’ultime répétition générale avant le couperet des qualifications, le Monégasque avait toutefois laissé entrevoir une faille dans la belle mécanique flanquée du mythique cheval cabré. Relégué à trois dixièmes pleins du chrono de référence signé par le décidément incontournable Kimi Antonelli, le pilote Ferrari peinait plus que jamais à dompter une monoplace au comportement rétif et à la balance de freins toujours aussi aléatoire. Incapable de se sentir pleinement à l’aise sur un circuit où la confiance au volant vaut toute la cavalerie du monde, « il predestinato » a logiquement payé le prix de ses mauvaises sensations à bord de la SF-26 lors d’une qualification au final haletant.
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Encore en lice pour une improbable pole position malgré une erreur assez handicapante lors de son premier run en Q3 (il a failli placarder sa Ferrari contre le rail après une grosse équerre dans Massenet. Ndlr), le fer de lance de Maranello a finalement vu Kimi Antonelli, Max Verstappen, mais aussi son coéquipier Lewis Hamilton lui filer sous le nez dans les ultimes secondes de la séance, reculant ainsi à une quatrième place rendue encore plus amère par son contact avec le rail du Bureau de Tabac dans sa toute dernière tentative chronométrée. « Je suis vraiment déçu, confesse l’enfant du pays à son arrivée dans le carré des interviews. Le week-end a jusqu’ici été très chaotique de mon côté du garage. On a eu pas mal de problèmes y compris en Q3. Rien de bien visible pour le public, mais devoir sortir aussi tôt des stands a provoqué un sacré bazar dans le garage. Je savais qu’il me restait deux tours. J’ai tout tenté dans le deuxième, mais je ne l’ai pas terminé. C’est la vie. »

« Je n’avais pas confiance »

Relégué à trois dixièmes tout rond du poleman Kimi Antonelli à l’issue d’un tour achevé en 1’12’’351, Charles Leclerc n’a en effet pas ménagé sa peine pour essayer de placer une SF-26 moins souveraine que la veille au sommet de la feuille des temps. Parvenu à se sortir brillamment du piège de la Q1 (il a décroché le meilleur chrono de la première partie des qualifications. Ndlr), le natif de Monaco a également franchi le cap de la Q2 sans trembler, s’invitant dans une dernière partie des qualifications qui allait définitivement sceller ses rêves de décrocher une quatrième pole position (après celles obtenues en 2021, 2022 et 2024. Ndlr) devant les siens. Victime d’une première chaleur en tout début de Q3, le protégé de Nicolas Todt a finalement commis l’irréparable lors de son ultime tour lancé, un excès d’engagement dans le virage du Bureau de Tabac envoyant la coqueluche du public monégasque contre les barrières de sécurité.
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« Je savais que ce serait extrêmement difficile de faire quoi que ce soit aujourd’hui, révèle avec amertume le chouchou de Maranello à son retour dans l’hospitalité Ferrari. Je n’avais pas confiance. Je suis arrivé en qualification en essayant d’être confiant, mais je ne l’étais pas. Le fait est que je ne savais toujours pas vraiment où freiner en arrivant sur les zones de freinage. Je ne mettrais pas l’erreur uniquement sur ce seul facteur, car c’est très certainement une combinaison de plusieurs choses. Parfois cela vient de moi, mais aujourd’hui je pense que c’était un peu plus que ça. » Quatrième sur la grille de départ ce dimanche (un résultat qu’il répète pour la quatrième fois cette saison depuis l’Australie. Ndlr), Charles Leclerc va désormais devoir attendre un petit coup de pouce du destin pour espérer grimper pour la troisième fois en trois ans sur un podium qu’il a pris l’habitude de fréquenter depuis son inoubliable succès de 2024.   

Andrea Noviello

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