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La Principauté
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Course : coup de frein pour Leclerc

8/6/2026

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Crédit photo : ACM/Perez Alonso

Constamment dans les points depuis l’ouverture de la saison, Charles Leclerc a enregistré son premier résultat blanc de l’année à l’occasion du Grand Prix de Monaco, sixième étape de la saison 2026 de Formule 1. Trahi par ses freins à treize tours du drapeau à damier, le pilote Ferrari a vu ses chances de podium s’évanouir sur une sortie de piste dans le virage d’Anthony Noghès.

Samedi, il avait laissé transparaître sa déception, mais aussi sa frustration face à un problème de freins que ni lui ni Ferrari ne parvenaient à réellement surmonter. En manque de confiance toute la journée avec une répartition de freinage particulièrement indocile sur un tracé où justement le pilote a plus que jamais besoin de se sentir à l’aise au moment de taper dans la pédale de gauche, Charles Leclerc avait logiquement cédé en Q3 face à l’assaut combiné des Kimi Antonelli, Max Verstappen et autres Lewis Hamilton. Relégué à une presque anonyme quatrième place dans un exercice des qualifications où il s’est si souvent montré brillant dans le passé, l’enfant chéri de la Principauté disait d’ores et déjà adieu à ses rêves de deuxième victoire dans les rues qui l’ont vu naître. Conscient que sans un coup de pouce du destin il ne pouvait pas espérer un résultat bien meilleur en course que sa place sur la grille de départ, le Monégasque avait pourtant tout mis en œuvre ce dimanche pour s’inviter une troisième fois en trois ans sur le podium de son Grand Prix à domicile.
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Parvenu à se hisser au troisième rang dès le départ suite aux malheurs de Verstappen au signal du starter (le pilote Red Bull n’a pas décollé en raison d’un problème moteur. Ndlr), le fer de lance de la Scuderia s’est ensuite livré à un duel (à distance) farouche avec son voisin de garage à Maranello au point de quasiment verrouiller une place d’honneur qui, à priori, n’aurait pas pu lui échapper. C’était sans compter toutefois sur son maudit problème de freins et sur une sortie de piste dans Anthony Noghès à treize tours du drapeau à damier qui allait sceller de manière prématurée le dimanche après-midi du pilote flanqué du numéro 16. « Je suis extrêmement déçu, en colère et triste à la fois, fulmine le protégé de Nicolas Todt en interview d’après course. Ce qui s’est passé est tout simplement inacceptable ! Ce n’est pas que ce soit difficile, c’est tout simplement impossible en ce moment. Je ne peux rien faire. J’ai freiné le moins possible, c’était juste une légère pression du pied sur la pédale. »

« Les freins arrière ne fonctionnaient pas du tout »

Troisième au moment de son embardée contre les barrières Tecpro du dernier virage, Charles Leclerc avait jusque-là plutôt bien mené sa barque sur un circuit où dépasser relève presque de l’utopie. D’abord en difficulté lors d’un premier relais où il ne parvenait à suivre ni le rythme du leader Kimi Antonelli ni celui de son partenaire de garage Lewis Hamilton, « il predestinato » s’était en revanche montré nettement plus fringant une fois passé en gommes dures (au 36ème passage. Ndlr), le natif de Monaco réussissant à gros coups de dixièmes à combler son retard sur le septuple champion du monde. Revenu à moins de trois secondes du Britannique à l’amorce du 59ème tour, le chouchou du public monégasque a vu son dimanche après-midi basculer une boucle plus tard quand Lance Stroll est venu placarder son Aston Martin contre les barrières Tecpro du virage d’Anthony Noghès.
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Rappelé à son stand (contre sa volonté) pour un deuxième changement de pneus au 61ème passage, Charles Leclerc n’a ensuite pas même eu le temps de s’élancer au moment du restart à la fin du 65ème tour, sa Ferrari refusant de braquer dans le virage d’Anthony Noghès. Parti s’encastrer contre les protections plastiques par la faute d’un système de freinage défaillant, le fer de lance de la Scuderia a été contraint d’abandonner pour la première fois de la saison lui qui jusque-là avait toujours inscrit des points depuis l’ouverture du championnat en Australie. « Je suis le premier à ne pas me chercher d’excuses et à ne pas avoir honte de dire quand je fais le con, mais là je n’ai pas les mots, concède le Monégasque dans le carré des interviews. Les freins arrière ne fonctionnaient pas du tout donc je ne sais pas s’il y a eu un problème à ce niveau-là ou si c’est l’inconstance habituelle. Les freins avant, en revanche, ont freiné beaucoup plus fort que ce qu’ils auraient dû. Voilà ce qu’il s’est passé. »

Andrea Noviello

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