• EN KIOSQUE
  • DERNIERE MINUTE !
  • Qui Sommes Nous
    • Notre Publication
  • Chiffres de Diffusion
    • En bref...
  • Tarifs publicitaires
    • Ordre d'Insertion
  • Abonnez Vous
  • Nous contacter
  • INTERVIEWS
  • VOIR PDF EN LIGNE
  • EXCLUSIF !
  • FLASH INFO
La Principauté
© 2026 Global Media Associates

Charles Leclerc : « S’il y a une petite chance de gagner cette année c’est bien à Monaco »

5/6/2026

0 Commentaires

 
Image
Crédit photo : Scuderia Ferrari

Tout juste reconduit par la Scuderia Ferrari pour un nouveau bail longue durée, l’enfant chéri de Maranello ne cache pas ses ambitions au moment de retrouver un Grand Prix de Monaco qu’il considère comme sa plus belle chance de victoire en 2026.

Il a démarré fort. Avant de légèrement décliner lors du passage de la Formule 1 outre-Atlantique. Auteur de deux podiums en trois courses (il a terminé troisième en Australie et au Japon. Ndlr), Charles Leclerc a depuis quelque peu marqué le pas en ce début de saison 2026. Coupable d’une faute dans le dernier tour de la course à Miami, le Monégasque a ensuite connu un week-end des plus compliqués au Canada sur un tracé Gilles-Villeneuve historiquement peu favorable à son style de pilotage. Jamais dans le coup sur l’île Notre-Dame, le pilote Ferrari a cependant rapidement tourné la page de sa déception montréalaise en prolongeant, pour la deuxième fois en moins de deux ans, son contrat avec la Scuderia pour « plusieurs saisons ». Désormais lié avec le team de Maranello sur le très long terme, « Carletto » a profité de la traditionnelle conférence de presse d’avant Grand Prix de Monaco pour confier sa joie aux médias de son pays et affirmer ses ambitions à l’heure d’attaquer un rendez-vous à domicile qui pourrait bien sourire une nouvelle fois à la troupe de Frédéric Vasseur.

Deux semaines après un Grand Prix décevant au Canada, vous disputez ce week-end votre course à domicile. Évoluer devant un public entièrement acquis à sa cause, est-ce stimulant ou cela induit-il au contraire davantage de pression ?

Cela me stimule avant tout. Quand on est un pilote Ferrari, on a la chance d’être suivi par des millions de personnes. Elles sont derrière le team tout au long de l’année et ce quel que soit la course. La pression, la responsabilité de représenter la marque, je dirais qu’on l’a tout le temps. En revanche, rouler à Monaco dans les rues où j’ai vécu toute ma vie avec la présence de mes amis sur les balcons et celle de ma famille sur place rajoute forcément de la stimulation. Maintenant, il n’y a que 25 points en jeu si l’on gagne le dimanche comme sur n’importe quel autre Grand Prix. Mais émotionnellement parlant, c’est évidemment une course très importante pour moi.

En huit participations au Grand Prix de Monaco (en comptant la Formule 2. Ndlr), vous vous êtes déjà bâtis moults souvenirs sur ce circuit iconique. Quels moments vous ont-ils le plus marqué depuis vos premiers tours de roues dans les rues de la Principauté en 2017 ?

J’aimerais avoir plus de moments positifs (sourire. Ndlr), mais jusqu’en 2024 j’ai malheureusement vécu des Grand Prix un peu compliqués à la maison. Pour une raison ou une autre, cela n’a jamais vraiment voulu le faire. 2024 figure bien logiquement au sommet de mes souvenirs, parce que cela reste le meilleur moment de ma carrière et sûrement même de ma vie entière. Ce fut un moment chargé d’émotions. 2025 n’était pas si mal non plus, mais pour être honnête je ne me souviens pas très longtemps d’une deuxième place en course. Ce n’est pas nécessairement un souvenir que je garderai en mémoire. En revanche, il y a d’autres moments dont je me souviendrai, mais qui ne sont pas forcément hyper positifs (rires. Ndlr).

Même si elles se sont toutes les deux terminées sur un abandon, vos « premières fois » à Monaco en Formule 2 puis en Formule 1 au volant de la Sauber doivent tout de même rester gravées à jamais dans votre mémoire …

C’est vrai. Certains moments restent en mémoire même quand ils ne sont pas forcément liés à un bon résultat. En Formule 2, c’était la première fois que je roulais sur le circuit de Monaco au volant d’une monoplace. Pour moi, c’était un moment juste fou, parce que j’avais toujours rêvé de participer un jour à ce Grand Prix. Pouvoir le faire une première fois, cela demeure un moment très particulier. On était en tête et on a malheureusement perdu la roue avant gauche (suite à une rupture de suspension. Ndlr). Je me souviendrai, également, toujours de ma course avec Sauber en 2018. C’était mon premier Grand Prix de Monaco en Formule 1 et cette fois-là on a, hélas, perdu les freins (rires. Ndlr) ! Je n’ai donc pas connu que des épisodes positifs à domicile. Mais ce sont ces week-ends qui marquent à vie, car cela reste des premières fois à Monaco.
 

« Par rapport à Mercedes, il nous manque un peu de performance moteur, mais ici la puissance est moins importante. Notre châssis est plutôt bon ce qui est forcément de bon augure pour nous »  

En quasiment cent ans d’existence, le circuit de Monaco n’a pratiquement pas évolué et a su conserver tout son caractère originel. Si vous en aviez la possibilité, aimeriez-vous modifier une ou plusieurs parties de la piste ?

Jamais de la vie ! Le circuit, je le connais comme tel depuis que je suis tout petit. Et c’est d’ailleurs ce que j’aime tout particulièrement avec ce tracé. Il n’a quasiment pas évolué avec le temps si on excepte bien sûr au niveau de ses infrastructures ou de ses systèmes de sécurité. De ce côté-là, les progrès ont été considérables notamment au niveau des barrières. Mais sur le plan strict du tracé, il est pratiquement resté dans son jus et c’est justement ça qui rend ce circuit aussi unique. Alors certes bien souvent le dimanche, on n’assiste pas vraiment à la course de l’année. C’est un fait. Mais en revanche le samedi, c’est une tout autre histoire. Cela rend, selon moi, le week-end complètement unique et c’est ce qui le diffère des autres circuits du calendrier. C’est, aussi, pour cette raison que tous les pilotes aiment autant Monaco. Chaque année, on attend toujours cette course avec grande impatience donc pour rien au monde je ne changerais son tracé.

Compte tenu justement de son caractère sinueux et de son absence de longues lignes droites habituellement favorables aux puissantes Mercedes, le tracé de Monaco pourrait parfaitement convenir aux Ferrari cette saison. Pensez-vous, comme beaucoup d’observateurs, que la Scuderia fasse figure de favori ce week-end ?

Beaucoup de personnes nous attendent effectivement au tournant ici. Nous sommes présentés comme les grands favoris. Je pense que clairement s’il y a un circuit cette année où l’on a le plus de chance de l’emporter c’est à Monaco. Par rapport à Mercedes, il nous manque un peu de performance moteur, mais ici la puissance est moins importante. Notre châssis est plutôt bon ce qui est forcément de bon augure pour nous. Maintenant vu l’avantage qui est le leur, les Mercedes ne sont pas seulement performantes grâce à leur moteur. Elles sont aussi rapides grâce à la qualité de leur châssis. En revanche, il est certain qu’ici l’avantage dont elles disposent au niveau de leur groupe propulseur sera moins prépondérant que sur un circuit plus conventionnel. Cela nous permettra d’être plus proche. Comme je l’ai dit précédemment, s’il y a une petite chance de gagner cette année c’est bien à Monaco. Mais cela ne signifie pas forcément que l’on terminera premier et deuxième de toutes les séances et que ce sera un week-end facile. Bien au contraire.

La réduction de la puissance des moteurs ici à Monaco va-t-elle permettre aux pilotes de réaliser enfin des tours de qualification à fond ?

Monaco est, effectivement, un bon circuit pour ça, car il est composé de nombreux virages donc on va automatiquement beaucoup recharger. La gestion de l’énergie ne fera pas partie de notre mentalité ce week-end notamment en qualification. En course, il y a toujours un peu de gestion à faire ici surtout au niveau des freins. Mais en termes de tour rapide, ce sera « full attack » ! Et c’est quelque chose que j’apprécie tout particulièrement. 

« On a toujours eu une très bonne relation de travail lui (Hamilton) et moi. Depuis le début, on s’entend super bien. Mais je dirais que la relation avec le team est désormais un petit peu plus fluide, car cela fait un an qu’il évolue ici »  

Penchons-nous un instant sur cette Formule 1 version 2026 et sur la place prise depuis plusieurs années par la technologie dans la discipline. Quel regard portez-vous justement sur l’évolution galopante de la technologie dans le sport et sur le précaire équilibre entre humain et innovation ?

C’est une dynamique à la fois extrêmement intéressante et importante de nos jours. J’ai grandi en karting où il n’y avait pas énormément de datas. On était surtout concentré sur l’intuition et sur ce que l’on ressentait dans le kart. Après je suis passé à la monoplace et là on a commencé à avoir les premières données sur l’accélération, le frein ou encore le volant. Pour la première fois, on pouvait expliquer d’une meilleure manière à son ingénieur ce que l’on ressentait dans la voiture, ce que l’on aimait ou au contraire ce que l’on n’aimait pas. Ensuite, au fur et à mesure que l’on monte de catégorie, on a bien sûr de plus en plus de capteurs sur les autos et d’autant plus de datas à analyser. Aujourd’hui, on en a énormément en Formule 1. Ce ne sont d’ailleurs pas les données qu’il nous manque, mais le temps nécessaire pour pouvoir toutes les analyser entre deux séances.

L’utilisation de plus en plus soutenue de l’intelligence artificielle peut-elle permettre aux équipes de traiter plus efficacement leurs nombreuses données ?

Complètement. Avec l’aide de l’intelligence artificielle, on arrive maintenant à analyser toutes ces datas plus rapidement. On a des systèmes qui permettent d’analyser plusieurs capteurs de la voiture de manière plus rapide. Cela nous aide énormément. Mais pour en revenir au rapport humain/technologie, c’est toujours une question d’équilibre. Le plus compliqué aujourd’hui ce n’est pas forcément d’optimiser une voiture. Tous les teams savent plus ou moins comment faire. Mais c’est de trouver comment l’humain entre dans tout ça. En tant que pilote, j’ai des préférences de réglages qui ne se vérifient pas toujours dans les prédictions des ingénieurs. La communication entre le pilote et son ingénieur est donc particulièrement importante, car elle va permettre à l’équipe de savoir exactement ce dont le pilote a besoin pour être le plus à l’aise possible dans l’auto.

Après une première saison en rouge assez poussive, Lewis Hamilton montre un bien meilleur visage en 2026. Sentez-vous une réelle progression dans la façon dont vous collaborez tous les deux ?

Clairement. Lewis connait beaucoup plus l’équipe désormais. Il sait vers quelles personnes il doit se tourner lorsqu’il doit poser telle ou telle question. Cela peut paraître anodin de l’extérieur, mais à l’échelle d’une écurie comme Ferrari qui compte plus ou moins 1500 personnes et avec le peu de temps que nous avons, au final cela fait une énorme différence. On a toujours eu une très bonne relation de travail lui et moi. Depuis le début, on s’entend super bien. Mais je dirais que la relation avec le team est désormais un petit peu plus fluide, car cela fait un an qu’il évolue ici. Il connaît bien le team maintenant.

Propos recueillis par Andrea Noviello

0 Commentaires



Laisser un réponse.

Home

About

Services

Menu

Nous contacter